
Auschwitz-Birkenau
Mercredi 7 novembre 2007Aujourd’hui j’ai deux articles, un sur Auschwitz si présent et un autre sur la Pologne. Beaucoup de lecture en perspective! Je me rattrape tranquillement!
Je vais vous faire un résumé de ce que j’ai appris et ressenti quand j’était au complexe d’Auschwitz-Birkenau. Il y a des choses assez horribles, je vous prévient. Et je dis pas tout non plus, j’en finirais plus…
Auschwitz est en fait un complexe de trois camp séparés: Auschwitz I, Birkenau (Auschwitz II) et Monowitz (Auschwitz III), qui sont tous situés à quelques kilomètres les uns des autres. Celui dont tout le monde parle, le gros, c’est Birkenau. Auschwitz I c’était une sorte de prison où il y avait un peu d’extermination. Birkenau, c’est le camp d’extermination. Monowitz était un camp de travail, mais il a été complètement détruit par les Nazis quand ils ont vu que les soviétiques étaient proches.
Durant le trajet, on nous a montré un film sur la libération du camp par les soviétiques. Le film contenait ce que les soviétique on filmé en rentrant dans le camp… c’est relativement nouveau qu’on peut voir ses images. Super intéressant, mais vraiment pas joyeux… après le film, personne a parlé pour un bon 5 minutes. On est donc arrivés là à 16h, en plein pour voir le soleil se coucher (oui, il se couche vraiment tôt…). On a été séparés en deux groupes, et on a fait l’inverse de trajet, c’est-à-dire Birkenau en premier et Auschwitz en deuxième. On a fait Birkenau en premier parce que le soleil se couchait et qu’il n’est pas éclairé. Dès qu’on rentre à l’intérieur (par la porte de la mort), il y a une chose qui frappe le plus: c’est IMMENSE. On le réalise pas avant qu’on y est vraiment, on sais tous que c’est le plus gros, mais wow… et là toutes les pensées se succèdent: on imagine les train arrivés bondés de juifs, roms (gypsies), prisonniers de guerre. Les SS qui séparent les personnes selon qu’il peuvent travailler ou pas (habituellement c’est hommes d’un bord, et puis femmes, enfants et viellards de l’autre). Ceux qui peuvent travailler, et hop dans les cabanons (construits pour des chevaux) et les autre, “à la douche”! C’était aussi simple que ça. Et là, pendant que le guide nous raconte tout ça, on est là, EXACTEMENT ou ça s’est passé il n’y a pas trop longtemps. Ça fesse, comme qu’ils disent. En plus, nous on peut sortir et rentrer à notre guise. Les prisonniers, eux, jamais. Elles étaient électrifiées en plus. On se sent cheap un peu… on pense qu’on comprends tout ça, comment ça s’est passé, mais on est même pas *proches* de savoir pour vrai c’était comment là dedans. Même les survivants ne savent pas comme ils ont fait pour survivre.
On a visité les cabanons. Il en reste pas beaucoup (détruits par les Nazis) mais il en reste assez pour se rendre compte de l’ampleur de la chose. On a rien qu’à multiplier et multiplier. Voilà les toilettes (en haut). C’était deux fois pas jour, pas plus. Si les étaient surpris à faire leurs besoins en dehos de ses 2 heures, ils y avait de graves conséquances.
En haut, c’est les dortoirs. Initialement, c’était construits pour des chevaux. Dans un comme ça, il en rentraient parfois jusqu’à 600, 800 personnes. Il y a l’hiver en Pologne, et puis c’était pas vraiment chauffé. Parfois, un sceau de charbon chaud dans chaque dortoir c’est tout.
Le pire, c’est les crématoriums. Il y en avait quatre, seulement à Birkenau. Il y a la pièce où le monde enlèvent les vêtements, et les “douches”. Les SS barrent la porte et il mettent le gaz par les trappes du haut. Après 20 minutes, on ouvre la porte, on sort les corps et puis on les brûlent dans les fours à côté. On répète le tout pendant 5 ans jusqu’à temps qu’on atteigne 1 500 000 de morts. 1 500 000, seulement ici. Les crématoriums, c’est une indistrie à tuer des gens. construits pour ça, utilisé pour ça. Là on réalise l’échelle de la chose… combien de personnes sont impliqué là dedans? Du IIIè Reich jusqu’au gars que c’est ça job de fermer la porte, de pitcher du gaz et de l’ouvrir pour voir tout le monde mort. Je ne peux pas comprendre, c’est hors de moi. Et il y avait beaucoup d’enfants aussi…
En plus, il y avait aussi un médecin qui était vraiment sadique, un vrai psychopathe. Dr. Josef Mengele de son nom. Lui il faisait des expériences sur les humains. Leur injectait des maladies pour tester des médicament, castrait du monde… mais le plus horrible c’est ses expériences sur les jumaux, spécialement les enfants. Je vous passe les détails…
Auschwitz I était plutôt réservé aux prisonniers politiques et aux résistants. Il y avait 2 rangées de fils à haute tension, et du haut de la porte principale, c’est écrit en allemand “Le travail rend libre”. Ben oui. Là bas c’est plus comme un musée, car les édifices sont beaucoup plus gros. On a appris pleins de chose, et on en a vu aussi. Des piles de souliers, de valises avec le nom du propriétaire, et le plus frappant c’est les immenses piles de cheveux. Ils rasaient tout le monde vant de rentrer, et ils utilisaient les cheveux pour en faire des habits ou des tapis. On a visité les cellules de “prisonniers”, et les standing cells, de petites cellules (environ 1m x 1m) où ils rentraient 4 prisonniers pour une nuit complète durant des semaines. Ils ne pouvaient pas s’asseoir, ni dormir, pas d’éclairage… on a aussi vu le “mur de la mort”, mur sur lequel certains prisonniers étaient fusillés. Le pire, c’est le crématorium… il en reste un debout à Auschwitz I. On est rentré dans les chambres à gaz et on a vu les fours… assez troublant… j’en reparle à du monde, et même quand je l’écris, je me sens tout bizarre…
Ah, un autre chose qui frappe: au début, les prisonniers étaient photographiés, mais ils se sont rendus vite compte que ça ne servait à rien. Leurs visages changaient tellement après un an, à cause de la faim et surtout du moral. Les regard devenait vide, les trais creux… alors ils tatouaient les gens avec un numéro à la place.
Tout ce que je peux vous dire, c’est que le trajet d’autobus pour revenir était silencieux…
On s’en reparleras.













ayoye!!! pas mal fou comme visite ça!!! déjà en te lisant cest un peu troublant, donc être là doit être vraiiiiment intense…
vraiment intéressant comme post! t’écris bien pis tes photos sont vraiment belles
Pis à ton auberge… c’est fou que t’aie rencontré ton ami de budapest! ayoye, suivre les feelings de même…
pis I Love Techno en fin de semaine?
tu me donneras des nouvelles!!! ça a l’air intense
pour moi tout va, en fait jtai mis à date de mes nouvelles au téléphone lautre fois
à ton prochain post ou téléphone!!!
Simon
Hey! Ta description est magnifique, mais tu as raison, il n’y a rien comme de se tenir là, de voir les traces d’ongles dans la pières des ”douches”, de regarder des vêtements d’enfants… C’est là qu’on se rend compte qu’on a rien vécu au fond, qu’on a la vie facile en maudit.
Tk…sur ce, bonne soirée.
Annie
eh…pière hein…lol! pierre!
Très émouvant comme récit.
Quand j’étais à paris au début octobre, il y avait une école primaire tout près de mon hôtel. On entendait les enfants jouer, probablement comme il se fait depuis des dizaines d’années. La joie des jeunes enfants quoi.
Toutefois, il y avait une pancarte sur le côté de l’école qui disait quelque chose comme ça:
“De 1941 à 1945, plus de 15 000 enfants de paris ont péri dans les camps de concentration. Plus de 5000 venaient du 3e arrondissement, dont plusieurs ont fréquenté cette école”
Les chiffres ne sont probablement pas exacts, mais je me souviens que ça m’avait troublé.
Je n’ose penser ce que peut être le feeling d’être à l’endroit où ces 1 500 000 de personnes ont été “gazés” et de voir ce que tu as vu.
Ton récit est très intéressant et nous fait partager tes émotions. C’est d’ailleurs ce qu’on trouve intéressant de tes carnets, tu ne fais pas que décrire ce que tu vois, tu nous décris ce que tu ressens et ça rend notre lecture plus captivante.
Profites-en bien. Nous, on continue de vivre ton voyage un peu grâce à tes récits.
À bientôt
papa et maman
Wow,
as-tu lu les commentaires de Lucie sur ton blogue précédent.
On pense pareil.
C’est exactement ce que je t’avais dit au téléphone,
Il y a une raison pour laquelle les choses arrivent dans la vie.
Si on ne le voit pas tout de suite, ce sera plus tard mais on fini toujours par le voir.
En fait il y a toujours du positif dans ce qui nous arrive que ce soit un malheur ou autre. On finit toujours par le comprendre, à un moment précis.
Il y avait une raison pour laquelle tu devais changer d’auberge, il faut suivre nos feelings.
Papa et maman , sommes vraiment fiers de toi. Continue mon grand. Tes réflexions et ton blogue, c’est un cadeau pour nous tous et merci d’en faire le partage….
Maman et papa xxxx
oups!
j’ai éciris mon message dans le blog précédent…tu iras le lire!
Luciexxxx
j’ai lu tes post en 2 parties… parce que j’avais besoin d’un break entre les 2. c’est tres interessant, touchant, les photos sont supberbes et, sur une note plus positive, t’as vraiment l’air de t’amuser et d’en profiter a fond.
bonne continuation, et stresse toi pas pour nous ecrire! on peut attendre un peu…! mais merci de le faire!
salut
Salut Marc-André,
Roger et moi sommes bouche bée !! BRAVO! Bravo pour ton courage et ta capacité d’adaptation aux différentes situations. C’est super de voyager avec toi. Nous avons pratiquement tout lu ton blogue d’un coup. WOW !
Tes grands talents de photographe t’ont probablement été transmis par ton père ainsi que ton goût de l’aventure et ta facilité à te raconter.
Salutations le grand voyageur et merci pour tous ces mots et ces photos !
Louise & Roger xxx
Bonjour Marc-André. Hier j’étais au camp d’Auschwitz avec comme meilleur guide ma mère qui a été prisonnière pendant 2 ans au camp de Ravensbruk parce qu’elle faisait partie de la résistance française. Ma mère m’a souvent raconté et montré des photos des camps.Je pensais être blindé, erreur.Le lendemain de la visite ,je suis dans un état second, une espèce d’énorme solitude avec toutes ces images imprégnées dans mon cerveau, impossible de partager cela avec d’autres gens, a part ma mère bien sûr. J’ai l’impression que seul les gens qui ont visité les camps peuvent comprendre.
Amitiés François